HORIZONS, de Véronique Caye (2021)

Installation vidéo sur 8 écrans synchronisés,  65 min.

HORIZONS est une installation/performance (vidéo, son, espace, interaction) mettant en scène 120 paysages d’horizon et le spectateur de ces images. Mystère des mystères, ces paysages sont en perpétuelle recomposition : aucun horizon n’est le même. Ils nous renvoient à l’instabilité de la nature. Le motif primitif et intemporel de l’horizon invite à une réflexion existentielle. Dans notre monde contemporain, traversé par des bouleversements écologiques, économiques et politiques, quel est l’avenir de l’homme, quel est son horizon ?

Galerie Analix Forever Genève   MAI – JUIN 2021

Teaser Horizons

OSORESAN, Natacha Nisic (2018)

Osoresan, vidéos 3 canaux, son stéréo, 2018.

Traitant des représentations sociologiques mais aussi mythologiques de la peur, Osoresan, est le résultat d’un travail de recherche de trois ans. Une collaboration entre l’historien Ken Daimaru et l’artiste Natacha Nisic après leur résidence commune à la Villa Kujoyama à Kyoto en 2015. Différentes couches de représentation ainsi que des sources de textes sont combinées dans une vision fragmentée du rapport à la peur et à la tradition après la Grande Catastrophe de 2011. Ken Daimaru et Natacha Nisic ont rencontré la dernière Itako, une femme aveugle de 84 ans qui a été formée pour visiter le royaume des morts. Nous suivons sa pratique, ses visions et ses chants traditionnels, dans un voyage dans les paysages post-Fukushima. Un chœur raconté par certains des acteurs de la troupe de théâtre Chiten, fait référence à la construction du théâtre traditionnel japonais.

LE FILM DE L’IMPOSSIBLE de Frank Smith (2017)

LE FILM DE L’IMPOSSIBLE

Un film écrit et réalisé par Frank Smith

Sur la bande-image du Film de l’impossible alternent deux séries.

Premièrement, une lecture dialoguée entre François Bonenfant et Frank Smith se tient dans le cadre de la pièce-dispositif Un lieu-comme-œuvre. — « un lieu d’art » conçu par François Laroche-Valière au Théâtre L’échangeur, Bagnolet. Cet échange tente de cerner ce que serait un film qui s’intitule Le Film de l’impossible. Il y est question du statut de l’image au cinéma, de celui de la représentation, de la politique actuelle — irréconciliable — et de la nécessité de recomposer aujourd’hui une nouvelle « pensée de l’image » — toujours impossible. 

En contrepoint, se déploient des images prises dans le désert blanc du Chott-El-Jérid (Tunisie), faites d’éléments uniformes — ciel, terre, mirages —, à travers des plans constamment identiques à eux-mêmes, où la caméra tourne sur son axe à 360 degrés. 

Le film se ferait en même temps qu’il se filme.

Avec François Bonenfant et Frank Smith

Situations — Un lieu-comme-œuvre. François Laroche-Valière

Image et montage Arnold Pasquier

Son Marc Parazon

Mixage Ivan Gariel

Musique Philippe Langlois

Remerciements à Marianne Catzaras, Géraldine Gomez, Thomas Peyres, Barbara Polla, Ali Quarimi, Camille Trastour, Eduardo Williams

Production Les films du Zigzag, septembre 2017

En association avec le Centre Pompidou / Hors Piste

PLUTÔT MOURIR QUE MOURIR, de Natacha Nisic (2017)

L’artiste Natacha Nisic explore les vestiges de la Première Guerre mondiale à travers le prisme de deux histoires, deux civilisations et deux expériences profondément ancrées dans le temps et la douleur. La première histoire porte sur les Indiens d’Amérique du Nord, en particulier les membres de la tribu Hopi, dont beaucoup se sont engagés et ont combattu sur les fronts de Picardie et de la Somme en 1917 et 1918. Le second est une archéologie de la douleur quotidienne décrite dans le journal clinique de l’historien de l’art allemand Aby Warburg, membre d’une grande famille de banquiers juifs qui avait notoirement échangé son droit de prendre le contrôle de la banque contre tous les livres qu’il souhaitait. Pendant les nombreux mois de cette guerre impitoyable, Warburg a rassemblé des centaines, voire des milliers d’images et de textes pour tenter de comprendre les fondements idéologiques de ce conflit brutal. Son travail a eu des répercussions sur sa santé mentale.
Le film de Natacha Nisic est une symphonie qui rend hommage à l’humanité, c’est un film-manifeste tant sur le fond que sur la forme.
Ce film a été commandé par le Ministère de la Culture, sous l’égide du Centre National des Arts Plastiques, dans le cadre des commémorations du Centenaire de la Première Guerre Mondiale. Il est inscrit à l’inventaire du Fonds National d’Art Contemporain.

LE FILM DES VISAGES, de Frank Smith (2016)

En s’appuyant sur une manifestation qui s’est tenue à Alexandrie en 2010 pour protester contre le régime du président Moubarak et la mort du jeune militant Khaled Saeed, l’artiste mène une réflexion sur les visages de la révolte. En dépassant la dualité entre foule et individu, Le Film des visages traque les gestes d’un nouveau peuple en mouvement, et sonde le visage comme surface sensible insurrectionnelle. 
Une expérience dédiée à Chantal Akerman.

LE FILM DES VISAGES

Un film de Frank Smith

Avec Garance Clavel (voix) et Sapho (chant)
Musique originale Philippe Langlois
Dispositif numérique Fabien Zocco
Images d’archives Mohamad El-Hadidi & Mayye Zayed
Image et montage Arnold Pasquier
Son et mixage Ivan Gariel
50′, 2016

Une commande du Centre Pompidou

Ce projet a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques qui lui a apporté son soutien 


Production & diffusion : Clément Postec (RIFT) & Les films du Zigzag

Avec la participation du DICRéAM

En association avec le Centre Pompidou, Hors Pistes

Le texte Le Film du visage est publié aux éditions Plaine Page

L’AMOUR FOU, de Véronique Caye (2015)

Documentaire de création de Véronique Caye
librement inspiré du roman d’André Breton « L’amour fou »

Sur les traces du roman L’Amour Fou, le film convoque dix comédiens sur les bords de Seine. Chacun se prête au jeu surréaliste de répondre à la question d’André Breton : 

Pouvez-vous dire quelle a été
la rencontre capitale de votre vie ?
Jusqu’à quel point cette rencontre,
vous a-t-elle donné,
vous donne -t-elle
l’impression du fortuit ?
Du nécessaire ?

André Breton, L’amour fou

Avec / With
Vanessa Bettane
Sébastien Despommier
Sandrine Juglair
Jean-Charles Gaume
Andy Gillet
Julien Mages
Pierre Mignard
Asthar Muallem
Jean-Philippe Rossignol
Joséphine Serre
Fanny Sintes

Création sonore / sound design
Philippe Langlois

Mixage son / sound mixing
Frédéric Minière

Production
Le Laboratoire Victor Vérité 

LE FILM DES QUESTIONS, de Frank Smith (2015)

Vidéo / performance, 47 min.

Le Film des questions se compose ainsi d’un livre et d’un film. Le livre dit qu’il est à voir, le film montre qu’il est à lire. Le Film des questions interroge le statut du paysage en tentant d’appréhender, par son décor, un fait divers nous laissant impuissants : en mars 2009, un homme assassine dix personnes avant de mettre fin à ses jours, le long d’un itinéraire courant de Kinston à Geneva, en Alabama. Dans un écart de temps et de lieu, Frank Smith réinvestit cet événement désarmant en questionnant les rapports vivants entre faits, récit, image et langage. Frank Smith revisite via Google Street View la route parcourue par l’homme ce jour-là, non sans évoquer le film AKA Serial Killer dans lequel Masao Adachi expérimente sa « Théorie du Paysage », tentant d’appréhender, par ce dernier, le cheminement d’un serial killer.

SOLO SHOW  LE FILM DES QUESTIONS
FESTIVAL HORS PISTES / CENTRE POMPIDOU
SAMEDI 24 JANVIER 2015  20 H
 

Pour Hors Pistes, Frank Smith mêle la projection de son film avec une lecture musicale de son livre, en direct, par les comédiens Garance Clavel et Adrien Michaux, sur une musique du compositeur Philippe Langlois. 

Le show est le moment d’une transformation : indice que la catastrophe peut commencer, commence, et sera, ici ou ailleurs, menée jusqu’à son terme.

Diffusion

Pera Museum, Istanbul, 11 & 18 mars 2015

Musée de la Chasse et de la nature, Vidéo for ever, Paris, 22 juin 2015

La Panacée, Montpellier, 7 mai 2015

Montévidéo, Marseille, 3 juin 2015

Maison des Fougères, Paris 20e, 10 juillet 2015

Festival Voix vives, Sète, 25 juillet 2015

Galerie Analix Forever, Genève, 10 octobre 2015

Hors Pistes Paris, janvier 2016

Hors Pistes Tokyo, juin 2016

 

f, de Natacha Nisic (2013)

Vidéo, couleur, sonore, 18 min.

f, comme Fukushima (2013). Deux ans après la catastrophe, Natacha Nisic se rend à Fukushima et observe les paysages, les villages et les habitants qui ont subi les ravages du tsunami et des radiations de la centrale. Grâce à un dispositif composé d’un travellig de 25 mètres et de miroirs verticaux de 30 centimètres de large disposés à différents intervalles, l’artiste permet au spectateur de voir en même temps le champ et le contre-champ, l’avant et l’après. Lorsque la caméra passe devant un miroir, une image mobile du contre-champ se déplace en travelling horizontal dans la direction opposée sur la largeur du miroir. Cela constitue, sans trucage, le jeu d’une image dans une autre, d’un mouvement dans un autre, d’un paysage et de son contraire. Le dispositif permet de conjuguer le temps des déplacements et des espaces en un seul regard.

FOUDRE de Manuela Morgaine (2012)

Un film en quatre saisons de Manuela Morgaine

Musique et design sonore  : Philippe Langlois

Ce film puise sa source dans l’intensité du réel. Il est le fruit d’une enquête de deux ans sur les terrains de la foudre. Pour cela son scénario inclut des images, des lieux, des visages et des paroles de gens dont la réalité est devenue matière à
cinéma. Seuls deux acteurs, un homme et une femme, traversent le film.
FOUDRE est une légende.*
Sous la foudre, on ne sait pas si les images et les sons qui nous frappent appartiennent à la réalité ou à la fiction. Je cherche à rendre cette impression phénoménale, au moment où ce qu’on a pour de vrai sous les yeux semble surréel.
FOUDRE s’ouvre par un prologue, se ferme par un épilogue, se déroule en quatre histoires sur quatre saisons à l’intérieur de plusieurs siècles, entre aujourd’hui et le dix-huitième. Il ne faut donc pas s’inquiéter de ce qui n’est pas « raccord », ni dans le temps qu’il fait, ni dans le temps qui se déroule et qui est sujet à des sautes, ni dans les supports filmiques qui changent, ni dans les costumes qui dérangent la chronologie des époques, ni dans les façons de parler, ni dans les espaces que la foudre traverse à la vitesse de l ‘éclair, elle qui a ce don d’ubiquité dont nous rêvons tous, qui se ramifie parfois sur plusieurs continents en même temps. D’un ciel à un autre ciel, capable d’être tous les espaces, de la France, à la Syrie à la Guinée Bissau, le ciel est toujours là, tel qu’en lui-même de toutes ses variations de rites, de saisons et d’humeurs. La foudre est imprévisible, frappe en tous sens. Ce film est un zig zag continu. Le mot zig zag vient du terme allemand qui dit le va et vient amoureux. C’est le mouvement choisi. Chaque impact du ciel charrie avec lui un bout d’histoire. Mais à force de les suivre par bribes, on arriverait à imaginer le tout et à voir le lien, pour finir, entre chaque espace, chaque temps, chaque langue, chaque rite, chaque atmosphère, chaque chose et chacun. Le modèle c’est la forme de l ‘éclair. C’est le contraire d’une ligne droite avec un début et une fin, et tout qui évolue lentement de l’un à l’autre. La fin est déjà là dès le début, qui gronde. Et d’ailleurs on pourrait monter le film à l’envers. Si on se dit que tout a explosé avant même que cela commence, cela peut aider à comprendre tous les morceaux depuis le tout début.