NOTTURNO SULLE CORDE VUOTE de Francesco Filidei (2016), Images d’une œuvre #20

Bande annonce de la série Images d’une œuvre # 20 : Notturno sulle corde vuote pour quatuor et électronique de Francesco Filidei, un film de Philippe Langlois et Véronique Caye.

Création de l’œuvre et projection du film le 15 janvier 2016 à la Philharmonie de Paris.

Production IRCAM / Centre Georges Pompidou

Le film signé par Phlippe Langlois et Véronique Caye propose de suivre les différentes étapes de la fabrication de l’œuvre de Francesco Filidei dans les studios de l’Ircam et d’en saisir les enjeux artistiques et technologiques notamment  conçu grâce à la technologie des SmartInstrument, dit instruments augmentés développés à l’IRCAM.

CROSSFADING, Loris Gréaud (2015)

Dernier né de la collection de livres/disques Zagzig, aux éditions DisVoir, CROSSFADING est une expérience sonore inédite réalisée dans le cadre d’une installation de l’artiste Loris Gréaud lors de séances participatives qu’il organise depuis cinq ans dans différents musées à travers le monde.
Conçue pour un système de diffusion sonore binaural – procédé découvert par Heinrich Wilhelm Dove en 1839 – cette installation consiste à envoyer dans chaque oreille, à l’aide d’un casque, des fréquences très proches les unes des autres créant un battement à même de générer des ondes Alpha. Ces ondes caractérisent un état de conscience apaisé, et sont principalement émises lorsque le sujet a les yeux fermés. Elles surviennent lors d’état méditatifs, notamment au moment de l’endormissement de sorte que l’esprit reste éveillé mais le corps endormi comme dans un état de relaxation et de méditation profondes.

CROSSFADING joue donc de ce phénomène perceptif pour conduire progressivement l’auditeur au seuil de l’endormissement et lui permettre d’accéder à des rêves éveillés et à des hallucinations tant auditives que visuelles.

CROSSFADING, est un livre d’artiste qui inclut le CD de l’enregistrement live de la dernière installation de la pièce sonore présentée au Whitney Museum à New York. Il donne aussi à voir l’IRM des hémisphères cérébraux de l’artiste sollicités au cours de l’écoute de cette expérience rare.

CROSSFADING propose ainsi une expérimentation artistique comme vaste entreprise pour « endormir le monde » visant à  un état de conscience insoupçonné où chaque auditeur/lecteur est invité à explorer les confins de sa propre psyché.

Détendez-vous et, pour un effet optimum, faites un essai d’écoute binaurale au casque pour une expérience littéralement sensationnelle !

CROSSFADING _ LORIS GREAUD _ WHITNEY MUSEUM OF ART _ 2006 from GREAUDSTUDIO on Vimeo.

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SYNTHESE AUDIO GRAPHIQUE dans l’œuvre de Ryoji Ikeda

Ryoji Ikeda fait partie de ces artistes qui ont toujours considéré la relation audiovisuelle comme constitutive de ses œuvres ; du concert à la performance, de l'installation sonore aux dispositifs audiovisuels.

Depuis les années 90-200 où la notion de performance AV voit le jour, notamment avec le collectif Dumb Type, Ryoji Ikeda oriente systématiquement son travail vers une relation audio graphique de plus en plus étroite qui trouve son expression achevée dans nombre de ses œuvres. En questionnant les éléments constitutifs de l'image et du son numériques, les data, il pousse toujours plus loin une relation audio graphique synchronisée jusqu'à fondre le son dans l'image et réciproquement l'image dans le son. On peut même aller jusqu'à dire que dans certaines performances ou installations, le son est l'image et l'image est le son.
en voici quelques exemples parmi les plus significatifs :

DATA.MICROHELIX, 2005, (Dataplex)

TEST PATTERN #1101 – 2008

DATAMATRIX – Live à Sonar (Barcelone) 2010

Lien vers le site de Ryoji Ikeda

ARTIKULATION de Gyorgy Ligeti

En 1957-58, Gyorgy Ligeti est invité au Studio de musique électronique de Cologne pour y composer une œuvre purement électronique qui s'intitule Artikulation, titre qu'il faut comprendre en tant qu'articulation d'un langage cybernétique imaginaire à travers la forme du dialogue.

En 1970, Rainer Wehninger réalise la "partition d'écoute" de cette oeuvre et livre dans la notice les procédés suivis par le compositeur pour réaliser cette pièce anthologique.

Notice originale traduite ici de manière totalement inédite Artikulation traduction française

Consulter la Nomenclature électronique de la partition.


Edition SHOTT 6378

DATAPHONICS de Ryoji Ikeda (2006)

dataphonics de Ryoji Ikeda est un projet musical fondé sur les relations entre le son des données numériques primaires (sound of data), et les composants élémentaires du son (data of sound). Ce travail se concentre sur le système des fréquences sonores situées à la limite de l’audible, phénomène dont «l'auditeur, explique Ikeda, ne devient conscient qu'au moment de leur disparition.» dataphonics constitue également un hommage à Pierre Schaeffer, pionnier de la musique concrète, et à son Solfège de l'objet sonore.
La diffusion de l'œuvre a été programmée mensuellement durant toute une saison dans le cadre de l’Atelier de Création Radiophonique de France Culture, avant d’être remixée et présentée en une seule et même pièce tel un geste ultime et combinatoire au cœur du digital sonore.
Incluant à cette recherche un examen mathématique et graphique des sons les plus fondamentaux, Ikeda a prolongé son geste d'artiste en matérialisant par l'image ces “données digitales pures” dans le cadre de ce livre/CD qui décline, explore et questionne dix paramètres sonores fondamentaux qui constituent la matière son/musique.

Ryoji Ikeda : Compositeur/artiste japonais (né en 1966), figure clé de la musique et de l'art électronique, se consacre aux propriétés physiques du son, particulièrement à l'ultrasonique et aux fréquences en ayant recourt aux technologies les plus poussées qui lui permettent d’intervenir sur les éléments les plus infimes. Son travail exploite ces propriétés du son, leur influence sur la perception humaine et leur relation avec les mathématiques. Depuis 1995, il occupe le devant de la scène de l’art sonore avec des concerts, des installations et des enregistrements : les albums +/- (1996), 0 degrees (1998) et Matrix (2001) ont été salués par la critique pour leur caractère novateur et radical. Il a notamment collaboré avec le chorégraphe William Forsythe/Frankfurt Ballet, le photographe Hiroshi Sugimoto, l'architecte Toyo Ito, l'artiste de musique électronique Carsten Nicolai pour un projet mêlant art et sciences, et le collectif pluridisciplinaire Dumb Type.
Ryoji Ikeda a reçu le prix Golden Nica au festival Ars Electronica en 2001, dans la catégorie musique digitale.

PLANETE INTERDITE de Fred McLeod Wilcox (1956)

Le texte et l'extrait vidéo ci-après documentent l'ouvrage de Philippe Langlois, Les cloches d'Atlantis, musique électroacoustique et cinéma archéologie et histoire d'un art sonore, éditions mf, Paris, 1er trimestre 2012.

Extrait de Forbidden PlanetPlanète Interdite- (1956) de Fred McLeod Wilcox, tonalités électroniques de Luis et Bebe Barron.


 

Article complet inédit en PDF : Planète interdite

BELLS OF ATLANTIS de Ian Hugo (1951)

Le texte et l'extrait vidéo ci-après documentent l'ouvrage de Philippe Langlois, Les cloches d'Atlantis, musique électroacoustique et cinéma archéologie et histoire d'un art sonore, éditions mf, Paris, 1er trimestre 2012.

Bells of Atlantis de Ian Hugo (1951),

Texte lu par Anaïs Nin tiré de son ouvrage The House of Incest.

Musique de Luis et Bebe Barron. Première musique pour un court-métrage à n'employer que des sonorités électroniques produites dans le studio de New York des époux Barron.

Dans ce « ciné poème », les cloches d’Atlantis retentissent depuis les fonds mystérieux de l’océan. La musique de Louis et Bebe Barron entièrement électronique est créée à partir de générateurs d'impulsion, couplées à des effets d’échos, pour figurer alors idéalement un monde aquatique sous-marin stylisé et poétique. Le caractère abstrait des sonorités électroniques se substitue alors à l’expression imaginaire des cloches de la cité antique engloutie, filtré par l'épaisseur de l'eau, cristallisant un ailleurs sonore lointain. Un rythme simple de trois notes inlassablement répétées et mises en boucles, ponctuées de déflagrations qui s’éteignent en écho et de trames électroniques continues, créent la base musicale rythmique sur laquelle s’ordonne la voix claire, douce et tranquille d’Anaïs Nin, se calant parfaitement sur le rythme des boucles d’échos.

Voir le texte du poème en anglais en PDF

Voir également le post sur Planète interdite.