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CAUSTIQUES de GĂ©rard Patris (1959)

29 janvier 2012 No Comment

Le texte et l'extrait vidéo ci-après documentent l'ouvrage de Philippe Langlois, Les cloches d'Atlantis, musique électroacoustique et cinéma archéologie et histoire d'un art sonore, éditions mf, Paris, 1er trimestre 2012.

Le terme de caustique désigne en optique l'enveloppe des rayons lumineux subissant une réflexion ou une réfraction sur une surface courbe et brillante. Gérard PATRIS et Jacques BRISSOT n'ont pas cherché dans ce film à capter le processus scientifique de formation d'une caustique, mais ont préféré utiliser les fabuleuses images lumineuses qui résultent des propriétés de la lumière réfléchie pour en fixer la magie du mouvement et la lente beauté à travers la caméra.
Dans les productions du Service de la Recherche, ce film s'inscrit dans une des recherches fondamentales qui sont initiées dans le but d'établir une forme de langage entre les objets sonores et les objets visuels.
L'expérience du film se prolonge jusque dans la fusion des images et de la musique pour créer une véritable alchimie audiovisuelle, sorte de “caustiques cinématographique” où, dans un ballet délicat et flottant, la réflexion du son tend à se répercuter sur l'image et inversement, la réfraction de l'image se fondre dans le son.
Bien que provenant de sources audio-visuelles différenciées – l'image ne provient pas du son et inversement le son ne provient pas de l'image – la relation audiovisuelle s'établit au niveau du mouvement audiovisuel sur l'écran, dans la morphologie des objets visuels et sonores, la vitesse de leur mouvement, la juxtaposition des images et des sons par mixage et surimpression, une rencontre poétique de l'image et du son, dans le sillage des œuvres à portée synesthésique qui oscillent entre l'entrelacement et l'évitement.Dans Le contrepoint du son et de l'image, Pierre SCHAEFFER a qualifié ce film d'« exemple caractéristique » du groupe, marqué par « l'analogie » : on filme les surfaces réfléchissantes de plaques métallisées accompagnées d'une musique utilisant leurs sonorités « tout comme le bastringue convient aux Westerns et la Musique douce à l'amour ».

Date de production : Service de la recherche de l'ORTF, 1959

musique de François Bernard Mâche.

Cette notice d'information a été coproduite avec l'INA/GRM pour la création de la fresque multimédia – Artsonores – L'aventure électroacoustique, dans la catégorie Films issus du Service de la Recherche de l'ORTF de 1950 à 1975.

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